« Un puits ? C'est bien, mais ce n'est pas pour moi. » On l'entend souvent. On pense qu'il faut une grosse somme, qu'il faut attendre d'avoir mis de côté, qu'on donnera « plus tard, quand ça ira mieux ».
Pourtant, à la fin du mois, il reste parfois 5 €, 10 € ou 20 €. Et cette somme-là, aussi petite qu'elle paraisse, peut devenir une part d'un puits.
Le principe : chacun sa part
Le puits collectif fonctionne simplement. Vous donnez le montant que vous voulez, à partir de 5 €. Votre don rejoint celui des autres donateurs. Quand la somme réunie suffit, un puits est construit [à confirmer : comment les dons collectifs sont répartis entre les chantiers].
Il n'y a pas de nom sur la plaque, et c'est voulu. Le puits collectif appartient à tous ceux qui y ont participé, et sa récompense aussi. Personne ne sait qui a donné combien. Allah, Lui, le sait.
C'est un peu comme les briques d'un mur. Une brique seule ne fait pas une maison, mais il n'y a pas de maison sans briques. Votre don de 5 € est l'une des briques du puits.
Ce que dit la tradition sur les petits dons
On a tendance à croire qu'un petit don ne compte pas vraiment. Ce n'est pas ce que nous enseigne la Sunna.
Le Prophète, paix et bénédictions sur lui, a dit : « Protégez-vous du Feu, ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte. » (rapporté par al-Bukhari et Muslim) La moitié d'une datte, ce n'est presque rien. C'est pourtant ce qui est cité en exemple.
Il a dit aussi : « Les œuvres les plus aimées d'Allah sont les plus régulières, même si elles sont peu nombreuses. » (rapporté par al-Bukhari et Muslim) Donner 5 € chaque mois, c'est peut-être plus précieux qu'un grand don fait une seule fois puis oublié [à confirmer : le don mensuel est-il possible sur le site ?].
Et puisque l'eau d'un puits continue de servir bien après le chantier, chaque part de puits est une sadaqah jariyah : une aumône qui continue de produire ses fruits, jour après jour.
Où vont les dons ?
Sadaqah Eternity construit des puits manuels, à poulie et à seaux, en Côte d'Ivoire depuis 2023, puis au Bénin et au Mali. L'Algérie, le Maroc et la Tunisie viendront ensuite, in shâ Allah.
Selon l'association, 90 % des dons vont au terrain 10% pour les frais de fonctionnement. Et les puits collectifs sont suivis comme les autres : documentés, photographiés, de la première pioche à la dernière goutte. Vous pouvez voir où en sont les chantiers.
Pourquoi un puits change tant de choses
Un puits manuel est un ouvrage simple. Mais dans un village où l'eau est loin, il change le quotidien de tout le monde :
- moins de temps passé à marcher pour aller chercher l'eau ;
- de l'eau pour boire, cuisiner, se laver et faire ses ablutions ;
- un lieu où l'on se retrouve, au cœur du quartier.
Nous ne mettons pas ici de chiffre précis sur le nombre de personnes servies par un puits : cela dépend de chaque village.
Et si vous voulez faire plus
Le puits collectif est souvent un premier pas. Certains donateurs y reviennent chaque mois. D'autres se regroupent ensuite pour offrir un puits entier, au nom d'un proche.
Et l'eau n'est pas la seule façon d'aider. Sadaqah Eternity propose aussi :
- un arbre fruitier au Bénin, environ 40 €, planté, protégé et suivi, avec une vidéo qui vous est dédiée ;
- l'aide aux orphelins : des fournitures scolaires distribuées une fois par an, et un parrainage ;
- les colis alimentaires du Ramadan ;
- les moutons de l'Aïd ;
- la zakat al-Fitr, distribuée sous forme de nourriture.
Tous ces dons ne demandent pas d'être riche. Ils demandent seulement de commencer.
Commencez avec ce que vous avez
5 € ne changeront peut-être pas votre mois. Avec d'autres dons, ils peuvent changer la vie d'un village qui attend son puits.
La sadaqah ne diminue pas la richesse, a dit le Prophète, paix et bénédictions sur lui (rapporté par Muslim). Elle allège le cœur, et elle fait couler l'eau ailleurs.
Participez au puits collectif, dès 5 €, sur sadaqaheternity.com, bouton « Faire un don ». Une question ? Écrivez-nous, nous vous répondons.